Un projet pionnier développe des techniques d’impression de tissus faciaux multicouches dotés d’une circulation sanguine adéquate pour les greffes faciales.

La reconstruction faciale peut aider les personnes dont les traits ont été physiquement altérés à la suite d’un accident, d’une maladie ou d’un acte de violence. La procédure implique généralement des greffes très complexes de tissus difficiles à produire, même pour les experts en ingénierie.

L’un des principaux problèmes est l’insuffisance de l’apport sanguin. La plupart des tissus du corps humain dépendent d’une structure vasculaire hiérarchique complexe pour nourrir les cellules et éliminer les déchets. Les greffons doivent disposer de suffisamment d’artères, de veines et de capillaires pour assurer les échanges de gaz et de nutriments nécessaires à l’acceptation du tissu par l’organisme et à sa survie.

«Le défi consiste à créer une vascularisation à plusieurs échelles qui intègre totalement le tissu et l’alimente», explique Shulamit Levenberg, professeure au Technion (Institut israélien de technologie). «Sans vascularisation, le tissu ne reçoit pas d’oxygène ni de nutriments et les cellules meurent», ajoute-t-elle.

Si des éléments du visage, tels que les os, la peau et les muscles, ont été crées avec succès, aucun tissu mou composite des couches du visage ne l’a été jusqu’à présent.

Dans le cadre du projet VesselNet, financé par le Conseil européen de la recherche(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), Shulamit Levenberg et ses collègues ont travaillé à l’optimisation d’une procédure qui permet de surmonter les difficultés liées aux tissus composites du visage. Cette approche crée le réseau vasculaire in vitro avant la transplantation, ce qui permet d’obtenir des tissus plus épais qui ont plus de chances de prendre lors de la transplantation.

Bio-imprimer des tissus composites

Dans le cadre de ce projet, l’équipe a développé une technique qui consiste à bio-imprimer le tissu de manière à ce qu’il soit déjà pourvu de vaisseaux sanguins avant la transplantation. Il s’agit de gros vaisseaux reliés aux artères et aux veines, et d’un petit réseau capillaire relié aux gros vaisseaux.

Les objectifs du projet étaient de créer un réseau vasculaire fonctionnel in vitro, de fabriquer des tissus composites épais et d’intégrer ces tissus pour reconstruire une malformation faciale…

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