Une plateforme paneuropéenne d’imagerie du cancer va proposer des outils de diagnostic de pointe assisté par l’intelligence artificielle et faciliter la personnalisation des soins.
Les outils d’intelligence artificielle (IA) sont de plus en plus utilisés pour aider à poser des diagnostics médicaux. De vastes quantités de données sont toutefois nécessaires pour former et tester correctement ces outils.
Le projet EuCanImage a été lancé pour créer un référentiel paneuropéen de données d’imagerie du cancer à cet effet. L’idée était de combiner cette ressource avec des informations cliniques, notamment des résultats de laboratoire et des analyses de tumeurs, afin de dresser un tableau plus complet du profil des patients.
Il fallait également assurer la diversité au sein de l’ensemble de données, afin de permettre aux
outils d’IA de prendre en compte les différentes populations et les différents pays européens. Le développement d’une ressource paneuropéenne est également essentiel pour les maladies à faible incidence telles que le cancer du foie, pour lesquelles de petits volumes de données sont généralement conservés dans des référentiels locaux.
Imagerie médicale et données cliniques
Les réseaux et les infrastructures de données existants en Europe ont été rassemblés pour former la plateforme. Il s’agit notamment du BBMRI-ERIC basé en Autriche, qui rassemble des données biologiques et tissulaires, d’Euro-BioImaging, qui offre un accès libre à l’imagerie biomédicale, et de l’European genome-phenome archive (EGA), qui contient des données génétiques, phénotypiques et cliniques générées dans le cadre de projets de recherche biomédicale.
«Nous nous sommes également inspirés d’archives d’imagerie du cancer aux États-Unis, afin d’éviter de réinventer la roue», confie le coordinateur du projet, Karim Lekadir, de l’université de Barcelone. «D’autres organismes de recherche, des scientifiques des données et des sites cliniques ont également été impliqués.»
Le consortium comprenait également des entreprises chargées de développer les outils d’IA, ainsi que des associations telles que l’Association européenne pour la recherche sur le cancer. «Au total, une vingtaine d’institutions de toute l’Europe ont été impliquées», ajoute Karim Lekadir…
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