Le thymus joue un rôle essentiel dans le développement de notre système immunitaire en produisant des cellules immunes importantes. Pourtant, cet organe essentiel se détériore avec l’âge et est très sensible, notamment en cas de greffe. En effet, les personnes âgées, notamment, sont plus sensibles aux infections comme la grippe, et les personnes ayant subi une greffe de la moelle osseuse comme traitement contre un cancer hématologique, par exemple, peuvent souffrir de lésions au niveau du thymus qui peuvent affaiblir leur système immunitaire.

Ces deux groupes de personnes (les personnes âgées et les transplantés) représentent une forte portion de la population européenne. D’ici 2025, plus de 20% de la population européenne aura 65 ans ou plus, avec une augmentation particulièrement rapide pour la tranche d’âge des plus de 80 ans. Parallèlement, à la fin de l’année 2012, l’European Society for Blood and Marrow Transplantation (EBMT) avait enregistré un total de 450 110 greffes. Une thérapie est nécessaire pour la réparation et la restauration du système immunitaire des personnes touchées en vue de leur accorder une qualité de vie acceptable. L’initiative THYMISTEM, dirigée par l’université d’Édimbourg, vise à réaliser cet objectif.
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