Transformer une gamme de lasers intracellulaires novateurs, qui étaient jusqu’alors des curiosités scientifiques, en outils biophysiques fonctionnels, constitue un changement de paradigme pour les études sur les cellules et les tissus.
Bien qu’elles restent la référence absolue de l’étude cellulaire, les sondes fluorescentes présentent plusieurs limites. Leur spectre d’émission relativement large complique la distinction des sondes individuelles lorsque plusieurs d’entre elles fonctionnent simultanément (multiplexage).
Ils sont également sujets au photoblanchiment, peuvent être phototoxiques pour les cellules et sont sensibles aux facteurs environnementaux tels que les niveaux de pH ou les températures, ce qui complique l’étalonnage.
Le projet Cell-Lasers, financé par le Conseil européen de la recherche(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), a développé des méthodes innovantes de détection des émissions laser stimulées par des «micro-lasers» insérés dans les cellules et les tissus.
«La largeur de raie d’émission extrêmement étroite, la cohérence et l’intensité élevées de ces lasers permettent de suivre simultanément des centaines de cellules. En outre, comme les lignes laser se déplacent précisément en fonction des changements infimes dans l’environnement immédiat du laser, elles peuvent fonctionner comme des capteurs de force et des capteurs chimiques ultrasensibles», explique le coordinateur du projet, Matjaž Humar, de
l’Institut Jožef Stefan(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), l’hôte du projet.
L’équipe avait déjà démontré, pour la première fois, qu’un laser pouvait être inséré dans une cellule. Cell-Lasers a révélé que ces lasers pouvaient être utilisés pour étudier les processus biologiques, travail qui a valu à Matjaž Humar le
Prix Zois pour réalisations exceptionnelles(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre) en Slovénie…
…
La suite sur Cordis