Un implant vivant et retirable, mis au point dans le cadre du projet VANGUARD financé par l’UE, reproduit le fonctionnement du pancréas, offrant ainsi une approche évolutive pour rétablir la capacité du patient à réguler sa glycémie.
Le diabète de type 1 touche plus de 2,2 millions de personnes en Europe. Il n’existe pas de traitement pour cette maladie, dans laquelle le système immunitaire de l’organisme attaque les cellules productrices d’insuline. Cependant, cette affection peut être prise en charge par la surveillance continue de la glycémie et des injections d’insuline.
Il existe des options thérapeutiques plus avancées, mais celles-ci comportent des limites et des risques. «Même si les traitements existants, tels que la greffe d’îlots pancréatiques, peuvent apporter une aide, ils sont fortement limités par la pénurie de donneurs humains et la nécessité de suivre un traitement immunosuppresseur à vie», explique Ekaterine Berishvili, médecin et professeure associée à la Faculté de médecine de l’Université de Genève, en Suisse.
Le projet VANGUARD, financé par l’UE, vise à améliorer ces options thérapeutiques.
«Notre objectif était de mettre au point un pancréas bioartificiel, un dispositif composé de groupes de cellules productrices d’insuline intégrés dans un biomatériau protecteur, capable de rétablir une glycémie normale sans avoir recours à des organes de donneurs ni à une immunosuppression du patient», ajoute Ekaterine Berishvili, qui a assuré la coordination du projet.
Au cours des cinq dernières années, les six établissements partenaires ont mis au point un dispositif médical implantable et récupérable qui prend le relais du pancréas afin de rétablir la régulation endogène du glucose…
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