Lier le métabolisme cellulaire à la régulation des gènes pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de lutte contre le cancer et d’autres maladies.

Si toutes les cellules de l’organisme contiennent le même ADN, elles acquièrent toutefois des fonctions différentes. Cela se produit parce que des ensembles distincts de gènes sont activés ou désactivés, ce qui modifie l’ADN et les protéines qui leur sont associées sans changer le code génétique lui-même.

«Or ces modifications épigénétiques ne sont pas statiques», explique Sara Sdelci, coordinatrice du projet EPICAMENTE au Centre de régulation génomique en Espagne. «Elles ont besoin d’un apport continu d’énergie et de composants chimiques pour s’établir, se maintenir et s’éliminer.»

Ces éléments sont fournis par le métabolisme cellulaire, le réseau de réactions biochimiques qui permet aux cellules de produire de l’énergie et de s’adapter à leur environnement. L’un des principaux objectifs du projet EPICAMENTE était de comprendre comment l’activité métabolique peut directement influencer la régulation des gènes, plutôt que de servir uniquement de source générale d’énergie et de métabolites.

Étude conjointe du métabolisme et de la régulation des gènes

Le projet, soutenu par le Conseil européen de la recherche, a rassemblé des compétences en biologie moléculaire, génomique, protéomique et biologie chimique. Grâce à des
approches protéomiques à grande échelle, l’équipe a pu apporter un éclairage neuf sur la manière dont les mécanismes métaboliques contribuent aux processus cellulaires fondamentaux.

«Plutôt que de se demander si une enzyme métabolique est importante pour un processus donné, nous avons cherché à savoir où son activité est nécessaire au sein de la cellule», explique Sara Sdelci. «La localisation subcellulaire a révélé des mécanismes de régulation qui restent cachés si le métabolisme est considéré comme un processus cellulaire uniforme.»…

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