Les maladies neuromusculaires touchent environ un Européen sur 500. Le projet GPSorganoids, financé par l’UE, a développé une nouvelle génération de modèles in vitro pour aider les chercheurs à mieux comprendre ces maladies dévastatrices et à accélérer la mise au point de nouveaux traitements.
Comment les muscles squelettiques et le système nerveux se développent-ils de manière coordonnée pour former les circuits fonctionnels qui nous permettent de courir, de sauter et de danser?
Répondre à cette question pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour comprendre et traiter des maladies neuromusculaires dévastatrices telles que l’amyotrophie spinale (SMA) et la sclérose latérale amyotrophique (SLA).
PPour y parvenir, les chercheurs ont besoin de modèles précis du système neuromusculaire humain, ce qui est précisément l’objectif du projet GPSorganoids.
«Nous avons développé des organoïdes neuromusculaires humains auto-organisés qui reproduisent fidèlement les principales interactions fonctionnelles entre les motoneurones spinaux et les muscles squelettiques», explique Mina Gouti, responsable de groupe au Centre Max-Delbrück de médecine moléculaire (MDC), qui accueille le projet. «Nous disposons ainsi d’une puissante plateforme pour étudier le développement neuromusculaire, comprendre les mécanismes des maladies et évaluer de nouveaux traitements.»
De la modélisation des maladies à la découverte de nouveaux traitements
Soutenu par le Conseil européen de la recherche (CER)(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre), le projet a permis plusieurs avancées complémentaires qui transforment la manière dont les scientifiques étudient le système neuromusculaire humain.
Par exemple, en appliquant une stimulation électrique contrôlée à la plateforme d’organoïdes neuromusculaires, les chercheurs ont considérablement amélioré leur maturation et leur fonctionnalité.
Selon Mina Gouti, ces travaux démontrent que l’association de la biologie du développement et de la bio-ingénierie permet de produire des tissus humains plus proches des conditions physiologiques et ouvre de nouvelles possibilités pour concevoir des modèles d’organoïdes toujours plus sophistiqués…
…
La suite sur Cordis