Les nouvelles technologies d’imagerie par résonance magnétique (IRM) révèlent des changements cellulaires invisibles aux examens conventionnels. Elles pourraient permettre un diagnostic plus précoce, transformant ainsi la prise en charge personnalisée des maladies neurologiques.

Les maladies neurologiques débutent souvent par des changements subtils à l’intérieur des cellules individuelles, bien avant que les examens cérébraux conventionnels ne révèlent des dommages visibles. Ce délai peut compliquer le diagnostic précoce et limiter la capacité des cliniciens à distinguer les différents processus pathologiques ou à surveiller la réponse des patients au traitement.

L’IRM conventionnelle est un outil clinique indispensable pour identifier les lésions cérébrales, mais elle ne peut pas toujours expliquer les processus biologiques responsables. Les maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer, les affections neuro-inflammatoires comme la sclérose en plaques et les tumeurs cérébrales affectent toutes différents types de cellules et déclenchent des mécanismes pathologiques distincts qui sont souvent similaires sur les scanners standard.

Au-delà de l’IRM conventionnelle

Le projet C-MORPH, financé par le CER, visait à développer des techniques d’IRM avancées capables de détecter des changements spécifiques aux cellules dans le cerveau et la moelle épinière d’humains vivants, ouvrant de nouvelles possibilités pour des soins neurologiques personnalisés.

L’objectif était d’aller au-delà de la production d’images anatomiques et de fournir des informations sur la densité cellulaire, la morphologie, l’organisation intracellulaire, le métabolisme et la composition tissulaire. Pour y parvenir, les chercheurs ont combiné l’IRM de diffusion avancée, la spectroscopie RM, l’imagerie à champ ultra-élevé et la modélisation informatique.

«Nous souhaitions identifier des biomarqueurs IRM spécifiques aux cellules, associés aux changements cellulaires sous-jacents qui se produisent dans les tissus vivants», explique le chercheur principal Henrik Lundell…

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