En classant les dysfonctionnements immunitaires liés à la septicémie, le projet ImmunoSep, financé par l’UE, a testé une immunothérapie de précision adaptée à des profils de maladie spécifiques, accélérant ainsi le passage d’un traitement unique à des traitements personnalisés performants.

La septicémie est une maladie potentiellement mortelle caractérisée par une réponse dérégulée du système immunitaire du patient face à une infection. Les composants individuels peuvent réagir à la fois de manière trop agressive (syndrome d’activation des macrophages (MALS)) et trop faible (immunosuppression induite par la septicémie (SII)).

De récents chiffres montrent une augmentation spectaculaire de la prévalence, estimée à 166 millions de cas dans le monde et environ 21,4 millions de décès liés à la septicémie chaque année.

Les traitements actuels de la septicémie, tels que l’administration de fluides, d’antimicrobiens à large spectre, de corticostéroïdes à faible dose et d’insuline pour le contrôle de la glycémie, ne ciblent pas la cause sous-jacente.

Si l’immunothérapie visant à renforcer la réponse immunitaire innée du patient a jusqu’à présent constitué une alternative thérapeutique possible au traitement actuel, de nombreux essais cliniques n’ont pas réussi à démontrer son efficacité pour les patients atteints de septicémie.

«Cela est probablement dû à la diversité même du dérèglement du système immunitaire, qui se manifeste différemment d’un patient à l’autre, ce qui souligne la nécessité d’une approche plus précise», explique Mihai G. Netea, coordinateur du projet
ImmunoSep. Les travaux visent à développer un traitement d’immunothérapie personnalisé au
Centre médical universitaire Radboud, l’hôte du projet.

«Nos résultats renforcent la promesse d’une immunothérapie de précision, si elle s’appuie sur un profil immunologique», ajoute Mihai G. Netea…

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